Onzième jour : Alice Springs – Kata Tjuta

Lever à 4h00 du matin, on commence à maîtriser, même pas mal ! Une douche, petit déjeuner et en route pour le lever de soleil sur Kata Tjuta.

On se retrouve sur une plate-forme en plein désert, entre les deux sites aborigènes les plus importants que sont Uluru et Kata Tjuta (dit les Monts Olga). Au loin le monolithe en contre jour et devant nous la succession de dômes rouges de différentes tailles, lisses, striés qui sortent de la nuit et changent de couleur au fur et à mesure que le soleil les éclaire. Le spectacle est au rendez-vous mais les touristes aussi, cela fait partie des choses obligatoires, bon, on est dans le troupeau.

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On se rapproche ensuite des dômes eux-mêmes pour une promenade dans la Vallée des Vents. On découvre les noms des arbres présents, essentiellement de la famille des acacias et des eucalyptus. Très peu de fleurs, de la citronnelle séchée très odorante, des pruniers sauvages, une menthe sauvage très poivrée. On ne verra pas le gros vert blanc qui vit dans les racines de certains de ces arbres et qui constitue un met de choix dans la gastronomie aborigène car il faut creuser près d’un mètre de terre et qu’en plus, si jamais on en trouvait, il faudrait les manger, et là, personne ne veut s’y risquer ! Le guide nous montre des ocres trouvées par terre, une des matières premières de la peinture rupestre aborigène. Le chemin passe entre les monts qui culminent pour certains à plus de 550m au-dessus de nous. Ils sont très différents d’Uluru dans leur composition car ici, il s’agit d’un agglomérat de boue, de sédiments divers et de cailloux anciennement présents au fond de la mer (surtout granit et basalte) qui ont été durcis par la pression. Les formes lisses proviennent elles de l’érosion par le vent, la pluie ou le sable.

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La chaleur est intense mais relativement supportable car très sèche. On passe par quelques pentes abruptes ou plus douce, par le lit d’une rivière asséchée, ça monte, ça descend, du sable, des graviers, c’est une superbe promenade. Certains du groupe ont même aperçu un kangourou.

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Retour au campement pour un déjeuner, il est 11h00 mais avec un petit dej’ à 4h30, on a tous faim. Manchons de poulet grillés, salade variée, sauces aux herbes du bush, très bonnes.

C’est reparti vers King’s Canyon, à environ 300km de là vers le nord, nous camperons à côté. Sur le chemin nous passons à proximité du mont Connor, une sorte de table de 350m de haut qui ressemble fort à ce qu’on peut trouver dans Monument Valley, aux Etats-Unis. Celui-ci peut aussi se « visiter » mais il est aujourd’hui situé sur une propriété privée, et le propriétaire des lieux demande généralement 200$ par tête de pipe pour y accéder. Nous faisons donc quelques photos de loin. Derrière une d’une de sable nous découvrons un lac de sel. Il y en a une poignée sur une centaine de kilomètres. Dans les histoires aborigènes de création du monde, ce sont les empreintes des hommes de glace qui viennent saupoudrer le bush de givre les nuits d’hiver.

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Au vu de la chaleur de la journée, le guide nous propose de nous laisser dans une piscine à quelques kilomètres du campement du soir et de revenir nous chercher plus tard. Ce que nous acceptons avec joie. Nous y recroisons nos compagnons allemands qui ont eu la même option de la part de leur guide. Une heure de bain plus tard, notre température est descendue, le soleil est près de se coucher, nous partons vers le campement. On s’arrête rapidement en chemin pour regarder la lumière du soleil frapper la falaise que forme en face de nous la petite chaîne de montagne qui abrite King’s Canyon. Un dingo nous snobe en continuant son chemin le long de la route alors qu’on le prend en photo.

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Le campement est cette fois ce qui s’appelle « en plein désert » ! Rien à l’horizon à part notre camp. Du sable rouge à nos pieds, des eucalyptus, quelques buissons épars et un joli camp avec les tentes qui forment une petite cour avec un feu au centre. Repas très convivial où on discute beaucoup avec les 5 germanophones du groupe. En anglais bien sûr car notre allemand n’est absolument pas au niveau. Le repas terminé, on sort continuer la discussion dehors, sous un ciel tout à fait noir, rempli d’étoiles. Vénus nous regarde encore du coin de l’œil. Le guide nous raconte et nous explique quelques histoires sur les aborigènes et la société australienne, le choc des cultures, en quoi certaines pratiques ou croyances peuvent ou pas être compatibles, les tentatives du gouvernement australien pour intégrer les aborigènes à la société « blanche », le grotesque de certains choix etc.

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Il est temps d’aller dormir, demain debout à 5h00, c’est presque la grasse matinée !

Voili, c’était notre onzième journée aux antipodes, la preuve !

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2 réflexions au sujet de « Onzième jour : Alice Springs – Kata Tjuta »

  1. Coucou !
    good news, la poste australienne marche aussi bien que les kangourous ;
    une carte aborigène dans ma boîte aux lettres vient d’arriver des antipodes …
    A ce sujet mille mercis pour votre carnet de bord exotique et dépaysant même à distance !
    Profitez bien de la chaleur et de ce beau voyage, ici il fait un temps affreux.
    bises lointaines
    Armelle

  2. le voyage parait tenir toutes ses promesses, les photos sont superbes et les commentaires forts intéressants.
    un petit moment on si croirait aussi!
    bravo et
    grosses bises

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